Livres

Les 3 livres qui ont changé ma vie

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré les livres. Aujourd’hui encore, je ne dépense pas mon argent en fringues, en chaussures…Mais lâchez moi dans une librairie et c’est le carnage. En français, en anglais ou même en espagnol (Hey, caribbean quoi!), j’aime lire, m’évader et apprendre.

Dans cette longue histoire avec les livres, beaucoup m’ont émue, touchée, mais les trois livres qui suivent ont été déterminants dans ma construction personnelle:

  • La cause des adolescents de Françoise Dolto

Vers 14-15ans, à l’âge où tout va mal, où l’on se sent incompris, où je me sentais attaquée de toutes parts, Mme Dolto est venue mettre des mots sur mon mal. Donc, selon elle, j’étais tel un homard, en mue et par définition fragile. Si me comparer à un crustacé ne me serait pas venu spontanément (moi je me voyais plus sirène, mais avec des écailles, ça ne fonctionne pas…), non seulement cela expliquait ce que je ressentais mais en plus j’avais l’espoir que ça allait bien se passer et qu’un jour je me sentirai mieux et plus forte, une fois que ma vraie « carapace » serait finie. Et ça a été le cas.

Au passage, j’ai amélioré ma confiance en moi, amélioré ma relation avec ma mère et ce livre m’a permis d’ouvrir mon regard sur les autres et sur le monde. A mettre entre les mains de tous les ados.

  • Le pouvoir du moment présent de Eckhart Tolle

Ce livre, je l’ai lu un peu avant 30 ans, à une période où tout changeait dans ma vie : séparation après 10 ans de relation, nouveau travail, reprise des études…c’était le gros désordre dans ma tête. Je ne sais plus trop qui me l’a conseillé mais ça a été une révélation.

L’histoire de ce monsieur, illuminé alors qu’il était au fond du seau, m’a beaucoup parlé. Et son message, étonnant de simplicité, a complètement modifié ma vision des choses: pour être heureux, vivons ici et maintenant et arrêtons de nous prendre la tête avec le reste qui n’est que production de l’ego. Bon, ça peut paraître mystique comme ça mais en réalité ça m’a permis de me recentrer, de dégager mes priorités de vie et de savoir ce qui me rendait vraiment heureuse et d’aller vers cela. Et je suis là aujourd’hui grâce à ce livre.

Je ne peux que le conseiller à tout ceux qui se trouvent bloqués dans leur vie. Et moi-même je le relis de temps en temps pour me mettre une petite piqûre de rappel.

  • A chaque jour ses prodiges: être parent en pleine conscience de Myla et Jon Kabat-Zinn

Last but not least….Ce livre devrait être obligatoirement lu par tous les parents.

Après la naissance de ma fille aînée, j’ai lu de nombreux livres sur l’éducation, notamment sur les méthodes dites bienveillantes ou positives. J’avais un réel désir de bien faire et je me sentais bien démunie lorsque, bien que j’aie appliqué les méthodes proposées, mon petit bout piquait des crises, ne voulait pas s’endormir ou tapait. De quoi avoir envie de lâcher l’affaire et revenir à une éducation plus traditionnelle… heureusement, ce livre est arrivé.

J’en avais entendu parlé dans un magazine et, étant pas mal intéressée par le mindfulness, spécialité des auteurs, j’avais bien envie de voir sa position en tant que parent zen. Et en gros, c’est la même « m**** » pour tout le monde. Ce livre est une pommade à l’aloe vera sur un coup de soleil, un bonbon au miel sur une gorge irritée, une cerise confite sur une piña colada : il fait du bien! J’ai appris à relativiser, à redéfinir mes priorités en matière d’éducation et à lâcher tout ce qui n’est pas vraiment important et qui peut venir détériorer la relation que j’ai avec ma fille. Surtout, j’ai appris à être plus sympa avec moi-même, plus tolérante. La parentalité vu comme une retraite de yoga, ça m’a parlé : une occasion de vivre de bons moments, des instants de grâce mais aussi des moments de doute, de peur et de colère. Mais surtout une occasion unique d’évoluer, de grandir et de mieux se connaître.

Bien sûr, je vous présente ces trois livres, mais bien d’autres sont venus jalonner mes différents moments de vie! Le livre du moment, qui paraît prometteur et qui me fait beaucoup réfléchir à mon rapport à l’argent (et j’avoue être complètement à côté de mes pompes à ce niveau-là) est le livre « Père riche, père pauvre » de Robert T Kiyosaki. Vous trouverez un super article sur le site d’Olivier Roland à son sujet : https://des-livres-pour-changer-de-vie.com/pere-riche-pere-pauvre-un-livre-qui-a-change-ma-vie/

Mon article participe à l’évènement “Les 3 livres qui ont changé votre vie” du blog Des Livres pour changer de vie. Ce blog est une mine d’idées de livre à lire en matière développement personnel, financier, émotionnel…que sais-je…Je vous le conseille vivement!

Je pourrai encore parler longtemps des livres qui ont changé ma vie, ou du moins qui m’ont fait évoluer. Je prendrai le temps d’écrire d’autres articles pour partager avec vous ces petites perles!

 

The Mango Mom

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The Mango Mom est dans la place!

Voilà, voilà, un nouveau blog dans l’espace numérique…un nouveau blog de maman…oui, oui! Cela fait un moment que j’ai envie, moi, jeune maman depuis presque quatre ans (donc plus si jeune hein), de partager mes expériences avec d’autres personnes. Mais en quoi ce blog sera différent des autres? Ben déjà parce que c’est le mien…

Reprenons depuis le début: je suis une jeune madame de 35 ans, née en Amérique du Sud, ayant vécu quelques années en France Métropolitaine et vivant depuis plus de 25 ans sur une petite île sympathique de la Caraïbes. Pur produit du métissage, j’ai grandi dans un mélange de culture, de langues, de cuisine et de bien d’autres choses qui m’ont conduite à être la femme que je suis aujourd’hui, qui a choisi de continuer à évoluer sur mon petit rocher.

Je suis aussi devenue la maman de Mango Kid#1 à l’âge de 32ans et de Mango Kid#2 il y a 6 mois. Je suis la femme de mon mari depuis 3 ans. J’ai une vie professionnelle bien chargée dans le médico-social et je tente de garder une vie sociale (parfois ramenée à la vie à l’électrochoc mais on fait ce qu’on peut hein?!?). Je relève le challenge de la parentalité (j’essaie) depuis presque 4ans, et j’ai beaucoup de choses à en dire. Déjà parce que la parentalité est un sujet riche, d’où le nombre de blogs de mamans, de papas partageant leur expérience et leurs bons plans. Et puis être parent dans la Caraïbes apporte son lot d’avantages (mer bleue, soleil…paysage de carte postale…) mais aussi son paquet d’inconvénients (manger bio ou plus éthique, par exemple, n’est pas une mince affaire…).

Donc voilà, je me propose de partager avec vous mes différentes passions, mes centres d’intérêts et mes découvertes, mes trucs et astuces, le tout de manière plus ou moins organisée. Mais avec tellement d’enthousiasme que vous devriez pouvoir me pardonner!

Bisous fruités!

éducation

Pourquoi c’est une bonne idée de ne pas frapper son enfant pour l’éduquer?

Alors là on va parler de choses qui fâchent… « Quoi? Pfff arrête, j’ai pris des claques et je n’en suis pas mort »…Oui bon, il y a des gens qui vivent encore mais qui ont été violés, tabassés, qui ont vu un proche mourir sous leurs yeux…

« Rhoo c’est un enfant… » Oui ben si on s’offusque que la voisine se prenne deux-trois tartes par son mari, on peut s’offusquer de la fessée que la cousine a mis à son gamin qui pleurait parce qu’on ne lui a pas donné de bonbons.

« Et comment on les éduque après? On ne dit plus rien?  » Ben si on dit mais avec amour et bienveillance.

Je m’enflamme, je m’enflamme…Allez, je commence par le commencement: le 30 Avril, c’est la Journée contre les violences éducatives. Les violences éducatives, ce sont tous les actes (coups, gifles, fessées…), paroles (insultes, dénigrement…) ou comportements (humiliations, intimidations, cris) à caractère violents utilisés dans un but éducatif à l’égard d’un enfant.

Alors dis comme ça, on peut ne pas se sentir tout de suite concerné. Mais la petite tape sur la main du petit qui veut toucher à la prise électrique= violence éducative, le « mais t’es bête ou quoi »= violence éducative, les cris de fins de journée « Bordeeeeel! Vous allez me ranger vos vêtemeeeeeents!!!!!! » =violence éducative… Là tout de suite, ça nous rappelle quelque chose, hein?

La fessée et autres outils éducatifs du genre ont longtemps été une normalité mais depuis quelques années, on observe un mouvement inverse qui prend de plus en plus de place dans les discussions… En Suède, dès 1979 la loi interdit la violence dans l’éducation. Le pays est suivi par la Finlande et la Norvège puis par beaucoup d’autres. Aujourd’hui ce sont 54 pays qui ont interdit la fessée dans le monde. En France on traîne encore un peu la patte, quoiqu’une proposition de loi contre les violences éducatives a été voté en Novembre dernier.

En attendant que cette loi soit adoptée, on peut toujours à un niveau individuel réfléchir à une nouvelle manière d’apprendre à nos progénitures à être des êtres insérés dans la société sans les traumatiser. Parce que frapper son enfant, même une petite tape de temps en temps, peut avoir des conséquences sur son développement et sur l’adulte qu’il est amené à devenir. Et un nombre important d’études font ressortir les méfaits de ce type d’éducation. Topo:

Les violences éducatives ont un impact sur le comportement de l’enfant: Un enfant qui reçoit des coups est plus enclin à avoir des comportements agressifs et violents. Il aura plus de « chances » de développer des comportements délinquants enfant et ado, et des violences conjugales à l’âge adulte. En effet, le fait de recevoir des châtiments corporels est fortement corrélés à une augmentation de l’agressivité et des comportements anti-sociaux. Il existe un très fort lien entre le fait d’avoir subi des violences et celui d’en commettre à l’adolescence. Un enfant qui a subi des violences a 8 fois plus de risques d’en commettre à son tour.

Elles ont une incidence sur les capacités cognitives et les apprentissages de l’enfant: Il y a des répercussions neurobiologiques et endocrinologiques avec un impact sur les capacités de mémoire et de contrôle émotionnel des enfants mais aussi sur leur développement psychomoteur. Recevoir des châtiments corporels augmente les risques de subir des situations d’échec scolaire, de précarité et de marginalisation, des périodes de chômage et d’arrêt de travail.

Il existe un très fort lien entre violences physiques dans l’enfance et le risque d’accidents de la voie publique. Les jeunes qui ont subi des punitions corporelles ont plus de risques d’avoir des accidents et ce risque augmente avec la sévérité et la durée des punitions corporelles. Bizarre comme corrélation mais une étude dont le lien est noté en fin d’article apporte des éléments très intéressants à ce sujet.

Les enfants qui subissent ce type de violence ont une moins bonne estime d’eux-même. Bon en même temps ça se tient: si on te tape dessus, c’est que tu ne vaux pas grand chose. Surtout si ce sont tes figures d’amour en qui tu es censé avoir une confiance absolue et qui devraient être là pour te protéger de tout…CQFD.

Le fait d’avoir subi des violences est un facteur de risque de subir des maltraitances bien plus graves. L’un des facteur de risque les plus grands de vivre un évènement traumatique est d’en avoir vécu un déjà. De plus, les châtiments corporels représentent un facteur de risque de maltraitance puisque 75% d’entres elles sont commises dans un cadre de punitions corporelles. Du coup un parent qui s’autorise à taper pour punir peut hypothétiquement plus facilement perdre pied qu’un parent qui se l’interdit.

Vivre ce type de violence a un impact sur la santé mentale et physique. Selon l’OMS la violence envers les enfants est un  » facteur de risque pour les problèmes de santé et les problèmes sociaux tout au long de la vie » (2014). Suicides, troubles mentaux et conduites addictives ont un très fort taux de corrélation avec des violences subies. On peut effectivement imaginer que se prendre des baffes régulièrement n’aide pas à se sentir bien dans sa peau, bien dans sa tête…

En conclusion, je citerai Muriel SALMONA: « Eduquer un enfant ne doit être, en aucun cas, synonyme de faire pression sur lui, lui faire mal, lui faire peur, l’humilier et le stresser, cela n’a aucune vertu et représente un risque important pour sa santé, son développement et sa confiance en lui ainsi que celle qui a pour le monde extérieur ».

J’ai plombé l’ambiance mais j’espère que cela fera réfléchir certains. Frapper un enfant n’est pas une option. Frapper n’est pas éduquer. Et ne pas frapper, ce n’est pas du laxisme. Faire le choix de la non violence ne signifie pas ne pas poser de cadre. Il existe de nombreuses méthodes d’éducation qui prennent en compte l’enfant, qui prennent en compte ses besoins en fonction de son stade de développement et qui prônent le respect de tous et la bienveillance. Je vous encourage à vous-y intéresser et à me suivre pour aborder l’éducation d’une manière plus douce pour vos enfants et pour vous. A très bientôt!

MangoMom

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Un an après: le bilan

Alors voilà, cela fait un an et des brouettes que j’ai créé ce blog. La blague c’est que j’ai failli louper le renouvellement de mon abonnement wordpress…ouais je sais…je suis atteinte d’une forme assez grave de phobie administrative… Mais que s’est-il passé durant cette année ?

Et bien 4 articles écrits, des centaines pensés, et surtout surtout: des nuits sans sommeil, des enfants malades, beaucoup de travail, des heures de ménage, des piles de linges à laver, de la vaisselle à faire à n’en plus finir…quelques (trop peu) heures de yoga, un peu plus d’heures de running, 2 compétitions dont je vous éviterai les résultats mais quand même je suis arrivée au bout…une formation qui m’oblige à laisser mes Mangokids et leur papa une semaine par mois, quelques romans lus…des voyages en famille…

Enfin bref, l’année a été chargée et je n’ai pas consacré le temps escompté à mon blog. Mais comme on le fait pour les années civiles, je commence cette nouvelle année de blogging par de bonnes résolutions dont celle de consacrer un peu plus de temps à partager avec vous les sujets qui m’animent.

Je vous dis donc à très bientôt!

Biz!

The MangoMom

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« Mais maman, on ne tape pas les bébés! »

Je vous arrête tout de suite: je ne frappe pas mon bébé, hein! Je vous invite à lire mon article précédent, je reste dans cette mouvance de non violence éducative. Mais comme la vie n’est pas un long fleuve tranquille (quoi????) et encore moins quand on devient parent (sans déc?!?!), il peut il y avoir des dérapages que Mangokid#1 ne manque pas de souligner. Je m’explique:

Donc un soir, heure du coucher, un peu tardive je l’avoue [j’aimerai que les mamans qui arrivent à baigner, faire manger et coucher leurs enfants pour 19h me donne leur recette!], je suis avec les deux kiddies depuis une bonne demie-heure et je tente désespérement d’endormir ces enfants pleins de vie. L’histoire est lue, les bisous et autres câlins sont faits. Kid#1 est collé à moi pendant que #2 en est encore à tourner autour du lit. Je chope donc le bébé, la colle contre moi, et tente de la bercer. Bim, premier coup de dent… »ah non chérie, les quenottes c’est pour manger les aliments, pas maman, héhéhé ». Sourire large du haut de ses 7 dents. Re-câlin, re-bim « Aïe, attention! Tu fais mal à maman mon amour, il faut arrêter maintenant ». Bisous, câlins, BIM! « OH PUT***! Si tu refais ça encore une fois, je te donne une calotte! » Fin de la première scène…

Là, #1 se lève dans son lit, me regarde droit dans les yeux et me dit avec beaucoup de sérieux: « Maman, on ne tape pas les bébés ». moi: « Oui évidemment ma chérie, mais elle m’a mordu fort alors… » « Maman, ON-NE-TAPE-PAS-LES-BEBES ».

J’ai bien vu qu’elle prenait l’affaire assez au sérieux pour prendre le temps de l’explication. Non, chérie, je n’ai jamais voulu frapper ta soeur. Mais elle m’a fait très mal trois fois alors je me suis mise en colère. Et j’ai dit quelque chose de pas très bien et j’ai menacé de quelque chose qu’en plus je ne ferai pas juste pour lui faire peur. C’était naze. Mais j’ai pu m’exprimer. Tu vois, des fois, on dit des choses pas très gentilles et qui font peur quand on est en colère mais on ne les pense pas. Et même des fois on pense des choses pas sympas , comme là j’ai vraiment eu envie de la taper mais je ne le ferai pas. Parce que ta soeur est petite et qu’elle ne comprend pas encore qu’elle m’a fait mal et parce qu’on a pas le droit de taper qui que ce soit.

Mangokid#1, rassurée m’a fait un câlin, et m’a dit « fais lui un bisou maman ». L’autre a continué son marathon du lit en se bidonnant et tout ce petit monde s’est endormi bien longtemps après…

En tous les cas, passé le petit moment de honte, affichée par ma fille de 4ans, je me suis réjouie de trois choses ce soir-là:

  1. J’ai réussi à inculquer à ma fille la bienveillance, en tous les cas assez pour qu’elle soit offusquée d’un moment de violence. Et ça, c’est bien.
  2. Elle a aussi développé ses capacités d’empathie ce qui lui permet de se mettre à la place de sa soeur qui n’aurait certainement pas apprécié une calotte, et on la comprend bien.
  3. Bref, ma fille devient un être humain plutôt chouette qui aura tendance à défendre et aider les copains plutôt que de les tabasser.

 

Voilà, long story short, même si je m’énerve parfois, j’ai des garde-fous qui me rappellent le but de tout ce travail d’éducation dans la bienveillance. Merci ma fille!

 

The Mango Mom

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Non, je ne taperai pas mon enfant!

… enfin en tous cas je vais essayer…

Si vous prenez le temps de regarder des vidéos de comiques antillais ou guyanais, ils y évoquent tous cette éducation « à l’antillaise », où le parent (très souvent la mère) frappe pour corriger une insolence, une défiance, un comportement pas totalement adapté.

 

Alors oui, beaucoup d’entre nous avons en mémoire cette raclée monumentale dont nous nous amusons aujourd’hui, en famille ou entre amis, mais qui à l’époque ne nous avait pas du tout fait rire… »Ça ne m’a pas tué! ». Je ne suis d’ailleurs pas en reste et j’en aurai une ou deux bien bonnes à vous raconter où je me suis fait réveiller à coups de ceinture pour une connerie faite la veille ou des courses poursuites dans l’appartement où je finissais enfermée dans les toilettes en espérant pouvoir sortir quand mangomamie dormirait…

La première personne a m’avoir introduit à une autre vision de l’éducation est ma meilleure amie. Elle refusait de toucher un cheveux de son enfant et passait de long moment à tout expliquer, à reprendre sa fille. Je me suis volontiers moqué d’elle d’ailleurs, notamment cette fois où elle avait mis au coin la mangopuce pour l’en enlever une demie seconde plus tard en lui assurant tout son amour à coup de bisous et autres câlins.

Moi je voulais des mangokids obéissants et qui filent droit et s’il fallait 2-3 claques pour ça, je ne voyais (à l’époque) pas le souci. Jusqu’au jour où j’ai eu mangokid#1…

Une sage me disait (ladite meilleure amie) « tu verras quand tu auras des enfants, il va falloir que tu réajustes tes principes. » Et elle avait raison! La première fois que mangokid#1, vers 18 mois, m’a tapé, je lui ai pris sa petite main et m’apprêtais à la retaper en prononçant un « on ne tape pas! » avant qu’un gros coup de frein à main mental s’effectue dans ma tête: interdire de taper en tapant pour faire passer le message, c’est quand même moyennement intelligent…Alors comment faire???

Eh bien depuis j’ai lu un certain nombre d’articles, de livres, j’ai visionné des vidéos, assisté à des conférences qui n’ont fait que me conforter dans cette position: non, les coups ne sont pas une méthode éducative acceptable et finalement sont peu efficace sur le long terme. Je suis désormais convaincue que l’on peut éduquer un enfant sans violence, physique ou verbale. Quant au « rhooo ça va, j’en suis pas mort », je vous laisse consulter la page de http://www.oveo.org  sur la notion de violence éducative ordinaire. et vu le nombre de personnes qui continuent à banaliser ce type de violence, même chez les professionnels, je me dis qu’il reste encore un long chemin à faire…

Je prendrai une prochaine fois le temps de vous donner les livres de base du parent bienveillant ainsi que les sites qui donnent des outils pour avancer dans cette voie.

Vos kids vous le rendront bien!

 

The Mango Mom