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« Mais maman, on ne tape pas les bébés! »

Je vous arrête tout de suite: je ne frappe pas mon bébé, hein! Je vous invite à lire mon article précédent, je reste dans cette mouvance de non violence éducative. Mais comme la vie n’est pas un long fleuve tranquille (quoi????) et encore moins quand on devient parent (sans déc?!?!), il peut il y avoir des dérapages que Mangokid#1 ne manque pas de souligner. Je m’explique:

Donc un soir, heure du coucher, un peu tardive je l’avoue [j’aimerai que les mamans qui arrivent à baigner, faire manger et coucher leurs enfants pour 19h me donne leur recette!], je suis avec les deux kiddies depuis une bonne demie-heure et je tente désespérement d’endormir ces enfants pleins de vie. L’histoire est lue, les bisous et autres câlins sont faits. Kid#1 est collé à moi pendant que #2 en est encore à tourner autour du lit. Je chope donc le bébé, la colle contre moi, et tente de la bercer. Bim, premier coup de dent… »ah non chérie, les quenottes c’est pour manger les aliments, pas maman, héhéhé ». Sourire large du haut de ses 7 dents. Re-câlin, re-bim « Aïe, attention! Tu fais mal à maman mon amour, il faut arrêter maintenant ». Bisous, câlins, BIM! « OH PUT***! Si tu refais ça encore une fois, je te donne une calotte! » Fin de la première scène…

Là, #1 se lève dans son lit, me regarde droit dans les yeux et me dit avec beaucoup de sérieux: « Maman, on ne tape pas les bébés ». moi: « Oui évidemment ma chérie, mais elle m’a mordu fort alors… » « Maman, ON-NE-TAPE-PAS-LES-BEBES ».

J’ai bien vu qu’elle prenait l’affaire assez au sérieux pour prendre le temps de l’explication. Non, chérie, je n’ai jamais voulu frapper ta soeur. Mais elle m’a fait très mal trois fois alors je me suis mise en colère. Et j’ai dit quelque chose de pas très bien et j’ai menacé de quelque chose qu’en plus je ne ferai pas juste pour lui faire peur. C’était naze. Mais j’ai pu m’exprimer. Tu vois, des fois, on dit des choses pas très gentilles et qui font peur quand on est en colère mais on ne les pense pas. Et même des fois on pense des choses pas sympas , comme là j’ai vraiment eu envie de la taper mais je ne le ferai pas. Parce que ta soeur est petite et qu’elle ne comprend pas encore qu’elle m’a fait mal et parce qu’on a pas le droit de taper qui que ce soit.

Mangokid#1, rassurée m’a fait un câlin, et m’a dit « fais lui un bisou maman ». L’autre a continué son marathon du lit en se bidonnant et tout ce petit monde s’est endormi bien longtemps après…

En tous les cas, passé le petit moment de honte, affichée par ma fille de 4ans, je me suis réjouie de trois choses ce soir-là:

  1. J’ai réussi à inculquer à ma fille la bienveillance, en tous les cas assez pour qu’elle soit offusquée d’un moment de violence. Et ça, c’est bien.
  2. Elle a aussi développé ses capacités d’empathie ce qui lui permet de se mettre à la place de sa soeur qui n’aurait certainement pas apprécié une calotte, et on la comprend bien.
  3. Bref, ma fille devient un être humain plutôt chouette qui aura tendance à défendre et aider les copains plutôt que de les tabasser.

 

Voilà, long story short, même si je m’énerve parfois, j’ai des garde-fous qui me rappellent le but de tout ce travail d’éducation dans la bienveillance. Merci ma fille!

 

The Mango Mom

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Non, je ne taperai pas mon enfant!

… enfin en tous cas je vais essayer…

Si vous prenez le temps de regarder des vidéos de comiques antillais ou guyanais, ils y évoquent tous cette éducation « à l’antillaise », où le parent (très souvent la mère) frappe pour corriger une insolence, une défiance, un comportement pas totalement adapté.

 

Alors oui, beaucoup d’entre nous avons en mémoire cette raclée monumentale dont nous nous amusons aujourd’hui, en famille ou entre amis, mais qui à l’époque ne nous avait pas du tout fait rire… »Ça ne m’a pas tué! ». Je ne suis d’ailleurs pas en reste et j’en aurai une ou deux bien bonnes à vous raconter où je me suis fait réveiller à coups de ceinture pour une connerie faite la veille ou des courses poursuites dans l’appartement où je finissais enfermée dans les toilettes en espérant pouvoir sortir quand mangomamie dormirait…

La première personne a m’avoir introduit à une autre vision de l’éducation est ma meilleure amie. Elle refusait de toucher un cheveux de son enfant et passait de long moment à tout expliquer, à reprendre sa fille. Je me suis volontiers moqué d’elle d’ailleurs, notamment cette fois où elle avait mis au coin la mangopuce pour l’en enlever une demie seconde plus tard en lui assurant tout son amour à coup de bisous et autres câlins.

Moi je voulais des mangokids obéissants et qui filent droit et s’il fallait 2-3 claques pour ça, je ne voyais (à l’époque) pas le souci. Jusqu’au jour où j’ai eu mangokid#1…

Une sage me disait (ladite meilleure amie) « tu verras quand tu auras des enfants, il va falloir que tu réajustes tes principes. » Et elle avait raison! La première fois que mangokid#1, vers 18 mois, m’a tapé, je lui ai pris sa petite main et m’apprêtais à la retaper en prononçant un « on ne tape pas! » avant qu’un gros coup de frein à main mental s’effectue dans ma tête: interdire de taper en tapant pour faire passer le message, c’est quand même moyennement intelligent…Alors comment faire???

Eh bien depuis j’ai lu un certain nombre d’articles, de livres, j’ai visionné des vidéos, assisté à des conférences qui n’ont fait que me conforter dans cette position: non, les coups ne sont pas une méthode éducative acceptable et finalement sont peu efficace sur le long terme. Je suis désormais convaincue que l’on peut éduquer un enfant sans violence, physique ou verbale. Quant au « rhooo ça va, j’en suis pas mort », je vous laisse consulter la page de http://www.oveo.org  sur la notion de violence éducative ordinaire. et vu le nombre de personnes qui continuent à banaliser ce type de violence, même chez les professionnels, je me dis qu’il reste encore un long chemin à faire…

Je prendrai une prochaine fois le temps de vous donner les livres de base du parent bienveillant ainsi que les sites qui donnent des outils pour avancer dans cette voie.

Vos kids vous le rendront bien!

 

The Mango Mom

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The Mango Mom est dans la place!

Voilà, voilà, un nouveau blog dans l’espace numérique…un nouveau blog de maman…oui, oui! Cela fait un moment que j’ai envie, moi, jeune maman depuis presque quatre ans (donc plus si jeune hein), de partager mes expériences avec d’autres personnes. Mais en quoi ce blog sera différent des autres? Ben déjà parce que c’est le mien…

Reprenons depuis le début: je suis une jeune madame de 35 ans, née en Amérique du Sud, ayant vécu quelques années en France Métropolitaine et vivant depuis plus de 25 ans sur une petite île sympathique de la Caraïbes. Pur produit du métissage, j’ai grandi dans un mélange de culture, de langues, de cuisine et de bien d’autres choses qui m’ont conduite à être la femme que je suis aujourd’hui, qui a choisi de continuer à évoluer sur mon petit rocher.

Je suis aussi devenue la maman de Mango Kid#1 à l’âge de 32ans et de Mango Kid#2 il y a 6 mois. Je suis la femme de mon mari depuis 3 ans. J’ai une vie professionnelle bien chargée dans le médico-social et je tente de garder une vie sociale (parfois ramenée à la vie à l’électrochoc mais on fait ce qu’on peut hein?!?). Je relève le challenge de la parentalité (j’essaie) depuis presque 4ans, et j’ai beaucoup de choses à en dire. Déjà parce que la parentalité est un sujet riche, d’où le nombre de blogs de mamans, de papas partageant leur expérience et leurs bons plans. Et puis être parent dans la Caraïbes apporte son lot d’avantages (mer bleue, soleil…paysage de carte postale…) mais aussi son paquet d’inconvénients (manger bio ou plus éthique, par exemple, n’est pas une mince affaire…).

Donc voilà, je me propose de partager avec vous mes différentes passions, mes centres d’intérêts et mes découvertes, mes trucs et astuces, le tout de manière plus ou moins organisée. Mais avec tellement d’enthousiasme que vous devriez pouvoir me pardonner!

Bisous fruités!